Théâtre

À partir de 8 ans

Sur la base d’une adaptation de textes apocryphes

Avec : Elodie ROBINE (violon alto), Fred JOUVEAUX (percussion, flute, MAO, texte) et Rahim NOURMAMODE (texte)

Durée : 50 minutes

Le teaser vidéo, c'est ici...

Pour des interventions de pratique artistique en milieu scolaire associées au spectacle, c’est là :

Renart à l'école...

Note d’intention :

Ce spectacle est construit sur la base d’un assemblage d’extraits choisis parmi les 27 branches qui constituent le roman de Renart, dans leur ordre chronologique. La traduction en français moderne, tout en restant fidèle au texte originel, fait le choix d’une langue actuelle, simple et plaisante à écouter, entièrement écrite au présent de l’indicatif. Toutefois, si les parties narratives sont dites sur la base de cette transcription, les parties dialoguées recouvrent un caractère plus fantaisiste. Elles donnent à entendre le charme désuet et drolatique des accents de la langue originelle : le vieux français en langue d’oïl. Cet aspect du texte accentue la composition pittoresque des personnages.

Les thèmes musicaux, largement et librement inspirés des danses folkloriques des pays de l’est, telles que les a revisitées Bela Bartok, sont interprétés au violon alto. Les cordes sont soutenues par les percussions et des éléments de musique électronique. Ce matériaux musical atypique confère à l’ensemble une force d’évocation singulière où les thèmes ancestraux et champêtres ré-arrangés avec des sonorités plus dissonantes côtoient des matériaux sonores très contemporains. Il en résulte des climats étranges mais dynamiques, joyeux mais inquiétants, qui servent avec éloquence la personnalité complexe du Goupil, personnage central tantôt facétieux et farceur, tantôt machiavélique et cruel.

Dans un dispositif semi-circulaire, les deux acteurs bénéficient d’une grande liberté et varient à loisir leurs positions dans l’espace, jouant ainsi à un jeu de chats et de souris avec le public. Ils peuvent ainsi occuper une position classique, de face, mais également se trouver parmi les spectateurs : le symbolique quatrième mur est ainsi abattu et spectateurs et artistes partagent le même espace intime, le même terrain de jeu. Cette proximité assumée avec le public place l’auditeur au plus près du jeu et contribue au sentiment particulier d’être un témoin privilégié de cette histoire éternelle de notre patrimoine.

Un atelier de sensibilisation animé par un des comédiens du spectacle est disponible en amont de la représentation.

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